L’UMP n’a pas le droit d’exploser.

A l’heure où j’écris cet article, le risque d’implosion de l’UMP est au plus fort. La COCOE s’est aperçue que trois départements n’avaient pas été comptabilisés. Le clan Fillon lui demande de procéder à un nouveau comptage car il estime gagner avec 26 voix d’avance. 

Le « psychodrame » est interminable… Aujourd’hui, l’UMP va mal. Mais, nous, militants, ne prenons pas parti dans cette mascarade qui se règlera sans nous. Réfléchissons à demain et au sens de notre engagement à droite. Voici ce que j’essaye de faire ici.


  • L’ouverture à la démocratie. Si l’élection du Président de l’UMP est une avancée, son organisation s’est avérée être totalement obsolète. Souvenons-nous de la terrible course aux parrainages qui a cassé toute initiative militante. Souvenons-nous du déroulement du scrutin, avec un seul bureau de vote par circonscription et des files d’attentes interminables. Regardons ce qu’il se passe actuellement : suspicions de fraudes, oubli de trois fédérations dans le comptage des voix, victoire des deux candidats… Il faut prioritairement réfléchir à un renouvellement des processus de désignation des cadres nationaux et locaux. N’ayons pas peur de rendre le vote simple, moderne et démocratique.
  • L’ouverture à la jeunesse. Le Président des Jeunes Populaires ne doit pas être l’animateur d’une bande de colleurs d’affiches. Nous devons revoir totalement la place des jeunes dans notre parti. En plus de leur statut de militants, ils doivent être admis comme une vraie force politique qui apportera, auprès des ainés, un regard neuf et de nouvelles idées.
  • L’ouverture aux mouvements. Les élections de dimanche dernier prouvent bien que l’UMP n’a plus de leader naturel et que le risque de fracture existe. Dans ce contexte, seule une UMP fédérale, qui assume ses différences internes mais qui se rassemble autour de ses valeurs traditionnelles, permettra de retrouver la confiance des français.
  • L’ouverture à l’internationale. Au pouvoir, l’UMP a renforcé la construction européenne, le développement d’une mondialisation intelligente et a travaillé à l’avènement de l’Union Pour la Méditerranée. Plusieurs initiatives allant dans le sens d’un rapprochement avec les formations politiques étrangères amies existent, mais elles ne sont pas assez soutenues par le siège national. N’ayons pas peur de créer des partenariats plus forts et des échanges ouverts à tous nos adhérents.

Léonard de Vinci conseillait: « Faites que votre tableau soit toujours une ouverture au monde ».

Allons-y, ouvrons-nous.