top of page

Conseil municipal de Boulogne-Billancourt : ce qu'il s'est passé

Chers Boulonnais,

 

Jamais je n’aurais imaginé devoir vous écrire pour vous parler d’autre chose que de Boulogne-Billancourt et de son avenir.

 

Je lis avec sidération et tristesse des commentaires de militants et élus prêts à tout pour me nuire.


Voici les faits, rien que les faits :

 

Le conseil municipal s’est ouvert dans un climat serein. Nous avons félicité les nouveaux élus : la nouvelle députée, la nouvelle adjointe au Maire et le nouveau conseiller municipal délégué au quartier Centre-ville.

 

L’ordre du jour a été déroulé dans le même esprit de débat d’idées, calme et apaisé.

Comme toujours, les interventions des élus de mon groupe ont été constructives, apportant des idées (comme sur le dossier Ile Seguin) ou sollicitant des précisions (notamment sur l’avenir des bâtiments de l’école Jacques Deray et sur l’absence de communication d’éléments comptables et financiers essentiels).

 

À la dernière délibération, le Maire s’est même tourné vers mon groupe pour solliciter l’expertise d’un de nos élus.

Mon collègue a donc pris la parole et le Maire l’en a remercié. Il s’agissait de la dernière prise de parole des élus de mon groupe.

 

L’ordre du jour des délibérations étant épuisé, le Maire a informé le conseil municipal que l’élue écologiste avait déposé un vœu. Dans le jargon municipal, un vœu est une déclaration écrite qui doit être adressée au Maire deux jours francs avant le conseil municipal, soit lundi 10 mars soir au plus tard.

 

Au même titre que les autres groupes d’opposition (Renaissance et Parti socialiste), j’ai été informé de ce vœu en plein conseil municipal.

 

Selon le règlement intérieur du conseil municipal, l’élue écologiste aurait dû se limiter à lire strictement le contenu de son texte communiqué préalablement au Maire.

Cela n’a pas été le cas et cela a provoqué une escalade de tensions, dans un contexte de profondes et douloureuses émotions.

 

Dans son rappel au règlement, le Maire a informé le conseil municipal de la présence de journalistes de France 2, ce que nous ignorions jusqu’alors.

 

Très vite, la situation a dégénéré et des violences verbales et physiques ont été commises contre ces journalistes.

Un journaliste a été projeté au sol, son matériel et sa carte de presse lui ont été confisqués.

Témoin médusé de cette séquence intolérable, je me suis employé à rétablir le calme.

 

Tout comme je condamne fermement les violences physiques et verbales, je ne laisserai personne instrumentaliser des drames si douloureux et attaquer injustement des élus qui n’ont absolument rien à voir avec ce qu’il s’est passé jeudi soir.

 

Aujourd’hui, je suis sidéré et attristé. J’appelle, une troisième et dernière fois, au calme et à la responsabilité de chacun.

 

 

Merci pour votre soutien,

Antoine de Jerphanion





S'ENGAGER ET SOUTENIR

bottom of page